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Laisser partir



ll y a des fois où la vie va te tester. Elle va te faire grandir, puis te demander sans détour, si tu as envie de rester dans l’existant ou aller vers cet ailleurs qui te parle tant ? Elle va te faire faire des choix. Rester ou partir. Garder ou laisser partir. Alors je sais. C’est inconfortable. Mais elle s’en fiche de ça la vie. Elle est juste là pour te montrer tous les chemins, toutes les possibilités. Elle te montre des portes, et libre à toi de les prendre ou de rester dans le couloir. Mais choisir c’est renoncer. Oui. C’est vrai. J’aimerais te dire que tu pourrais ouvrir toutes les portes à la fois, mais la vérité c’est que ce n’est pas aussi simple. Je ne dis pas que tu ouvriras une porte et que ce sera la seule et unique option à tout jamais. Mais tu ne pourras en passer qu’une à la fois. Allez, deux si tu triches, et que tu étends le bras dans l’embrassure de la seconde, juste pour prouver que techniquement tu peux “passer” deux portes en même temps. Alors, tu choisiras. Couloir ou nouvelle salle. Et dans ce chemin, tu vas laisser des choses derrière toi. Des poignées de porte que tu avais effleurées sans vraiment les poussées. Tu vas laisser des espaces. Tu vas laisser des personnes sur le côté. J’aimerais te dire que tu pourras emmener tout le monde dans les nouvelles pièces que tu visiteras. Mais certains n’auront pas envie de te suivre. D’autres auront d’autres choses à faire. Et puis certains préfèreront éternellement la sécurité du couloir et te verront comme une insouciante pour voir aller dans cet autre espace, dans cet ailleurs. Alors, tu choisiras. Le couloir avec eux ou la pièce inconnue seule.


Tu feras des choix qui te feront peur, et que tu aurais préféré ne jamais prendre. Tu vas douter. Pleurer sûrement. Il y’aura des laissés pour compte. Tu auras l’impression d’oublier des personnes en route. Tu aurais aimé que ce soit différent, mais quelque chose en toi savait que c’était t’écouter ou te conformer. On laisse tous partir quelque chose. Un ami. Un amant. Un travail. Une maison.

Je te souhaite de te permettre, de t’autoriser à laisser partir. Tout. Tout sauf toi. Sauf ces rêves en lesquels tu crois. Alors, c’est toi qui vois : le couloir ou la pièce inconnue ?



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